vendredi 27 juillet 2007

Persepolis

Superbe film autobiographique de Marjane Satrapi racontant son histoire de petite fille et de jeune femme en Iran.

Les dessins sont sympathiques, les dialogues (joués sans images par trois grandes actrices, Chiari Mastroiani, Catherine Deneuve, et Danièle Darrieux) drôles, le sujet traité difficile.

De quoi obtenir rapidement une première culture de l'histoire de ce pays fascinant et si complexe.

Lorsque l'on voit la difficulté de la vie en Iran pour une jeune fille musulmane, on image le sort de baha'is...

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lundi 16 juillet 2007

Du matérialisme à la vie après la mort

Deux petits évènements, absolument pas liés en apparence et pourtant...

Mon ordinateur (enfin plus exactement mon disque dur) a rendu l'âme (un an même pas après son acquisition - Mac n'est plus ce que c'était...), la dernière sauvegarde de données remontait à six bon mois...

Je viens de le récupérer, "tout neuf", tout propre, mais sans aucune donnée...

Un bon entrainement au détachement des choses matérielles :-)

Plus ou moins en même temps, un enième reportage sur le sujet, pourquoi celui-là m'aura marqué, je ne sais pas.

Toujours est-il que je me suis procuré (c'est facile et entièrement gratuit sur internet) une carte de donneur d'organes.

Sujet pas facile à aborder puisqu'il implique d'envisager la possibilité d'une mort violente jeune. Mais qui sait de quoi demain sera fait?

L'occasion de faire une petite recherche sur la position des écrits baha'is sur la question...

Selon Shoghi Effendi et la Maison universelle de justice, rien ne s'oppose au don d'organes, dès lors que la dignité du corps, temple de l'âme, est préservée.

C'est donc dans cette limite que j'accepte de donner des organes et tissus prioritairement pour des greffes, éventuellement pour la science.

En revanche, pas des organes apparents justement pour préserver la dignité du corps.

Bref, de l'apprentissage au détachement des choses matérielles, à envisager la vie après la mort, il n'y a qu'un pas! :-)

samedi 7 juillet 2007

A chacun sa foi!

Une lecture quotidienne récente en passe de devenir l'une de mes citations fétiches...

"J'ai parfait en chacun de vous ma création, pour que l'excellence de mon ouvrage soit pleinement révélée aux yeux des hommes. Ne souffrez donc pas de rester enveloppés des voiles épais de vos égoïstes désirs.

Ainsi l'homme a toujours été et restera à jamais capable de sentir de lui-même la beauté de Dieu, le Glorifié. S'il n'en avait point la faculté, comment pourrait-il être rendu responsable de ne l'avoir pas fait ?

Si, au jour où tous les peuples de la terre seront rassemblés devant Dieu, il était demandé à un homme: "Pourquoi n'as-tu pas cru en ma beauté et t'es-tu détourné de moi ?" et que cet homme répondît: "Je n'ai fait ainsi que suivre l'exemple des autres dont pas un seul ne s'est trouvé pour tourner sa face vers la vérité", une telle sorte de justification serait assurément rejetée.

Car la foi de tout homme ne dépend de personne autre que lui-même."
Quel beau rappel d'une vérité parfois un peu oubliée. La foi de chaque Homme n'est une affaire qu'entre lui et Dieu.

Par conséquent, personne n'a le droit d'interférer dans cette relation.

De même, chaque croyant a la responsabilité de ne laisser personne interférer dans sa relation à Dieu.

dimanche 17 juin 2007

Shrek le troisième

Le troisième opus est à mon goût moins bon que le second.

Si le début est absolument hilarant (particulièrement la mort du Roi, sisi!) le reste n'est pas à la hauteur de ce début en fanfare.

Cela n'empêche pas que l'on rit bien quand même mais le scénario est moins recherché, et le rythme des blagues moins soutenu, ce qui donne par moment un sentiment de relâchement.

Un point à noter en revanche: la qualité des graphismes s'améliore à vue d'oeil depuis le premier...

L'avocat de la terreur

Voilà un film documentaire qui prête à réfléchir...

Sur le film en lui-même. Très bonne réalisation. Contrairement à ce qui aurait pu être le cas, il ne s'agit pas d'un pamphlet incendiaire, mais plus d'une recherche documentée, minutieuse, opposant des avis, recoupant des témoignages, cherchant dans des milieux troubles la vérité.

Ce qui frappe à regarder ce film, c'est le sentiment que les forces derrières les luttes terroristes de tout poil depuis la fin de la seconde guerre mondiale sont mûes par une seule volonté: celle de remettre en cause l'ordre mondial tel qu'il existe aujourd'hui et Maître Vergès est l'un des fils rouges (avec quelques autres) de ces combats prenant des formes toutes plus variées les unes que les autres.

Ce film montre à quel point la lutte des Algériens pour l'indépendance, la lutte des Palestiniens contre Israël, la bande à Baader, le groupe de Carlos, le terrorisme d'Etat iranien, le terrorisme islamiste, sont tous liés, promus, soutenus par l'existence de personnes dont le seul objectif est visiblement la remise en cause de l'ordre établi : ils participent probablement des fameuses forces de désintégration évoquées par Shoghi Effendi.

Outre le fait que ce film permet aux nouvelles générations de se donner une base de connaissances sur ces périodes troubles, il permet aussi de relativiser la "nouveauté" de l'actuelle "guerre contre le terrorisme".

Il permet de prendre conscience une fois de plus de l'urgence à agir pour changer ce monde!

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jeudi 7 juin 2007

Droits de l'Homme à dimension variable

La Cour suprême iranienne acquitte des meurtriers ayant avoué leur crime au motif que leurs victimes étaient immorales. Ca fait peur...et la source originale est la BBC.

Surtout lorsque l'on sait que l'immoralité est l'un des reproches les plus fréquemment formulés à l'encontre des baha'is en Iran dont la situation ne s'améliore pas (http://www.bahai.fr/iran).

De l'un à l'autre, il n'y a qu'un pas.

A l'inverse, The Guardian (merci à Marco pour le tuyau) prend les baha'is en exemple en matière de droits de l'homme, expliquant que les baha'is défendent les droits de l'homme par principe religieux. Voilà qui est bien dit!

"The example of the Baha'i faith is one way to discredit the idea that universal human rights are in fundamental conflict with the belief in a supreme being. Baha'is have actively used the tools of the United Nations to try to protect their followers from being persecuted for their beliefs. Bahai's have not only benefited from the machinery of human rights, but advocate universal human rights as a point of religious principle. The principle could be extended to other faiths. After all if you believe that a supreme being created the universe, then surely the universal cannot be in conflict with its creator?"

dimanche 3 juin 2007

Les Chansons d'Amour

10 minutes de standing ovation à Cannes, et finalement rien....

Un film un peu difficile à saisir...

Ses indéniables points forts, l'image, la photo, la mise en scène sont vraiment très réussies. Les voix des acteurs sont inégales en qualité, même si globalement bonnes, en tout cas pour les acteurs principaux.

Le scénario laisse à désirer. A part une succession de toutes les histoires d'amour possible dans toutes les combinaisons possibles, rien de transcendental.

Ce film a un mérite, il tire un portrait sans concession de l'absence de repères, de valeurs, de points de rattachement de notre société.

Bref, une comi-tragédie musicale qui laisse un peu sur sa fin...

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Vivement d'avoir de nouveau un peu de temps pour se poser, réfléchir, et écrire autre chose :-)

vendredi 18 mai 2007

L'étrange défaite

La liste de mes lectures en cours dans la colonne de droite n'a pas changé depuis un moment, pour la simple et bonne raison que je ne trouve guère de temps pour lire et quand j'en trouve, j'en profite en général pour lire de l'actualité.

Mais malgré cela, je viens juste de venir à bout de l'un de ces ouvrages, bien que court, offert il y a déjà un certain temps par un père qui est toujours de bon conseil :-)

Ce livre de Marc Bloch, historien, s'intéresse principalement aux causes de ce qu'il appelle "L'étrange défaite" de 1939. Ses angles d'approches sont tour à tour militaires, politiques, sociaux, souvent provoquants.

En vrac, ce que je retiens de ce livre:
  • l'Histoire se répète, les erreurs se répètent,
  • tout groupe social a une certaine résistance au changement,
  • chacun pris individuellement n'a que peu d'impact sur le changement,
  • mais chacun à son niveau a sa part de responsabilité dans l'immobilisme.
Ces conclusions s'appliquent au niveau des êtres humains, mais il en est de même au niveau d'entités comme des entreprises ou des Etats au sein d'organisations internationales.

Aujourd'hui, les baha'is s'efforcent justement de mettre en oeuvre ce type de changement individuel, partant en somme d'un constat très similaire consistant à dire que dès lors que chacun n'est pas conscient de son rôle et de sa place dans l'humanité, le vrai changement ne sera qu'illusion.

Mais là encore, le changement est difficile...

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vendredi 11 mai 2007

Spider-Man 3

Le 3ème Opus fournit un bon divertissement.

Il semblerait que quelques incohérences scénariques entre le 2 et le 3 viennent un peu troubler les fans (dont je ne suis pas!).

La première scène de combat fait un peu peur pour la suite. Elle se passe dans un espace tellement exiguë, avec des plans telles serrés et rapides que l'on ne comprend rien à rien et menace de piquer du nez.

Heureusement, la suite est assez bien réussie pour ce qui est des scènes d'action. Les moments d'humour sont parfois même vraiment drôle.

Bref, la longueur du film passe globalement inaperçue, et l'on peut en profiter...

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mardi 8 mai 2007

Du Président à l'Humanité

"Dis: Il vous sied, ô ministre d'Etat, de garder les préceptes de Dieu, de renoncer à vos lois et règlements et d'être, ainsi, de ceux qui sont guidés comme il faut. Cela sera pour vous meilleur que tout ce que vous possédez, si vous le pouviez savoir. Si vous transgressez le commandement de Dieu, pas un iota de vos oeuvres ne trouvera grâce devant Lui. Vous découvrirez avant peu les conséquences de ce que vous aurez fait en votre vie inutile, et vous en recevrez le juste salaire. Telle est la vérité, l'indubitable vérité." (Extrait des Ecrits de Baha'u'llah, n° 65)
Voilà une lecture quotidienne au lendemain de l'élection présidentielle française qui replace bien les choses dans leur contexte.

Il n'est pas possible (ou presque) de sortir, de voir des amis, d'aller au travail, sans se faire harceler : "Alors qu'est-ce que tu en penses? Content? Déçu?".

Je n'ai pas à être content, déçu, ou à en penser quoi que ce soit. J'ai voté, j'ai voté en mon âme et conscience, même si le choix a été difficile jusque dans l'isoloir, mais après?

Que mon choix ait été celui de la majorité ou de la minorité des français, la démocratie consiste a être respectueux du vote, et ma foi m'impose d'être loyal au candidat élu qu'il corresponde à mon choix ou non.

En tout état de cause, le seul "avis" que je puisse avoir sur la question, est que la classe politique (et pas seulement en France) est dans l'impossibilité de résoudre les défis majeurs auxquels fait face l'Humanité dans son ensemble. Ces défis nous n'allons pas les résoudre chacun dans notre pré carré.

Le seul travail qui en vale vraiment la peine est celui qui consiste à changer une à une les âmes des Hommes, afin que tous réalisent et intériorisent dans leur vie quotidienne que :
"La Terre n'est qu'un seul pays, et tous les Hommes en sont les citoyens."