lundi 12 février 2007

Blood Diamonds

Un chef-d'oeuvre...

En revanche : âmes sensibles s'abstenir, et une limitation d'âge un peu plus sérieuse (16 ans au lieu de 12) n'aurait pas fait de mal. Le film est aussi dur et violent qu'il est beau.

La problématique des diamants de guerre, des enfants-soldats, des guerres ethniques, des relations nord riche-sud pauvre, sont traitées crûment, sans fioritures, et de manière réaliste.

Les travers risqués, les clichés romanesques qui se greffent classiquement sur ce genre de films sont soigneusement évités.

Les trois acteurs principaux, et de nombreux autres, sont excellent.

La musique est soignée...bref...Passage des larmes au rire, du ridicule de situation aux situations réelles...

Probablement l'un des meilleurs films de l'année qui commence, et sans doute le deuxième film grand public d'aussi bonne qualité sur l'Afrique après Hotel Rwanda.

J'ai particulièrement apprécié les réflexions sur la nature humaine.

"Mes convictions me font dire que l'Homme est bon par nature, mon expérience le dément."

Cette réplique, certainement mal rendue (ayant vu le film en VO) m'a poussé à m'interroger sur mes convictions en la matière...cela fera l'objet d'un prochain billet!

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vendredi 9 février 2007

Chose promie, chose due

Dans un commentaire "hors-sujet" Marco attirait mon attention sur un article intitulé "Les évêques français face à Benoît XVI", ou encore un autre article intéressant intitulé "Peut-on ne pas croire" que je n'avais pas encore eu le temps de lire dans le Monde Diplo, je lui promis donc de lui fournir mon sentiment sur la question.

L'article au sujet des Evêques illustre à mon sens tout à fait la spécificité de la culture et de la société française qui se résume dans la notion "d'exception culturelle". Les français sont par nature un peu rebelles, anti-conformistes (ou à tout le moins veulent-ils en donner l'impression).

Lors d'un débat en terminale en cours d'histoire autour de la puissance française, j'avais eu l'occasion de résumer cela en une formule qui avait fait mouche : "La puissance de la France réside dans la conviction des français que leur pays est une grande puissance" - et c'est déjà beaucoup!

Par ailleurs, cet article me donne l'impression que la religion catholique a un peu de mal à gérer la diversité et me fait réfléchir à la porté de la notion d'unité dans la diversité prônée par les écrits baha'is.

Ce n'est pas quelque chose qui coule de source. En France, et probablement ailleurs aussi, la diversité des communautés baha'ies implique des efforts permanents de chacun pour comprendre la différence de l'autre, la respecter pour ce qu'elle est!

Ajoutez à cela la spécificité culturelle française (qui existe au même titre que la spécificité culturelle américaine, iranienne, allemande ou portugaise ;-)) et chaque communauté nationale doit trouver son modèle, sans se laisser haper par la tentation d'un modèle unique.

S'agissant de l'article sur la question de savoir si l'on peut ne pas croire...il est toujours intéressant d'approfondir sa connaissance de telles analyses, surtout dans un pays comme la France.

Un récent paradoxe. La majorité des français se dit non croyant, mais une grande majorité des français estime que l'on ne peut pas se moquer de la religion.

Je me limiterai à des propos que l'on impute à Pascal :
- si la Dieu n'existe pas et que je ne crois pas en lui : je ne risque rien
- si la Dieu n'existe pas et que je crois en lui : je n'ai rien perdu
- si la Dieu existe et que je ne crois pas en lui : j'ai tout perdu
- si Dieu existe et que je crois en lui : j'ai tout gagné

Le calcul est vite fait...

Et sur ce, je m'échappe pour la Gare du Nord...je pars en déplacement à Bruxelles...

mercredi 7 février 2007

Du respect du sacré au sacré manque de respect...

Période un peu tendue au travail, donc postage minimaliste, juste pour signaler deux billets intéressants au sujet de l'affaire des caricatures :

- l'un, par Koz, autour du principe de respect de l'autre,

- l'autre, par Criton, autour des limites juridiques au principe de la liberté d'expression.

Je me sens très proche, pour ne pas dire en accord, avec les deux analyses.

dimanche 4 février 2007

Les Ambitieux

Divertissant, mais sans plus.

Par moments le film se tire un peu en longueur, en scènes inutiles et en clichés.

En revanche, on notera des moment vraiment drôles. Quelques éléments de réflexion sur la vie, l'amour, les relations humaines.

Karin Viard, et Eric Caravaca sont convaincants et probablement prometteurs.

Bon pour un moment de détente, mais pas à plein tarif...

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vendredi 2 février 2007

De la déformation professionnelle...

Une citation qui a attiré mon attention de juriste...
"A propos de ce royaume, il existe maintes relations et bien des versets de portée générale ou particulière." (4 vallées, verset 14.33)
Des versets de portée générale ou particulière...cela me fait automatiquement penser à : lex specialis derogant lex generali (la règle spéciale déroge à la règle générale).

Est-il envisageable d'appliquer ce principe à des écrits sacrés?

D'abord, de quel royaume s'agit-il? A priori, le texte nous donne les réponses un peu avant.
"Ainsi montrâmes-Nous à Abraham le royaume céleste et terrestre afin qu'il soit
confirmé dans la connaissance."
(4 vallées, verset 14.27)

Donc Abraham a vu le royaume céleste et terrestre pour se voir confirmé dans la connaissance. Nous voilà bien avancés.

Peut-être cela peut-il être lu en combination avec ces extraits des Ecrits de Baha'u'llah :

"Il y a deux façons de considérer les manifestations de Dieu. La première
consiste à envisager leur condition abstraite, pure, la condition de l'unité
incomparable. A cet égard, si tu les désignes tous du même nom et que tu leur
assignes les mêmes attributs, tu ne t'écartes pas de la vérité."
(EEB, Verset 22.3)

"L'autre aspect du prophète est celui de sa condition particulière. Il appartient au monde de la création et de ce fait, est soumis à des limites. A cet égard, chaque manifestation de Dieu a une individualité distincte, une mission définie avec précision, une révélation spécialement prédestinée et des limites qui lui sont propres." (EEB, Verset 22.11)

La généralité relèverait donc du monde divin, et la particularité du monde contingent?

Comment cela s'articule t'il avec le début de ce texte des 4 vallées?

"Voici le coeur de ce mystère: "Il fait ce qu'Il veut, Il ordonne ce qui Lui plaît."" (4 vallées, verset 14.2)

Malheureusement pour nous...

"Tous les citoyens du ciel et de la terre se mettraient-ils à vouloir démêler cette
lumineuse allusion ou cette ténébreuse énigme, et persévéreraient-ils jusqu'au
jour où résonnera la trompette, qu'ils échoueraient néanmoins à en comprendre
une seule lettre; car il s'agit là du stade de l'immuable décret de Dieu et de
son mystère préordonné."
(4 vallées, verset 14.3)

"Car nous sommes au royaume du Commandement absolu, là où n'ont cours aucun des attributs terrestres." (4 vallées, verset 14.19)

Bref, vous aurez constaté dans la numérotation que les versets ne sont pas toujours dans l'ordre. C'est une tentative de lecture...d'autres sont certainement possibles.

Mais pour en revenir au point de départ...des versets à portée générale ou particulière...se rapportant tout à tour à des aspects divins ou contingents, généraux ou particuliers...

Cela permettrait peut-être d'expliquer ce qui apparaît parfois à la première lecture comme étant contradictoire.

Comme nous le rappelle cruellement la dernière citation, nous pouvons essayer, mais de toute manière nous ne trouverons pas la réponse, en tout cas s'agissant du royaume céleste et terrestre.

Néanmoins, ne pas chercher, malgré cela, serait pour moi une abdication de l'esprit critique, une négation même de la recherche personnelle et indépendante de la vérité...

mercredi 31 janvier 2007

RAPPEL : Jeudi soir, 5 minutes de répit pour la planète

Déjà évoqué précédemment, ce billet n'est qu'un rappel, qui tombe bien le jour où tous les principaux candidats à la présidentielle ont signé le pacte écologique.

Demain, le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00 :

5 MINUTES DE REPIT POUR LA PLANETE :
ETEIGNEZ VEILLES ET LUMIERES


Il ne s'agit pas d'économiser 5 minutes d'électricité uniquement ce jour-là, mais d'attirer l'attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d'énergie et l'urgence de passer à l'action !

5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.

mardi 30 janvier 2007

De Nouvelles Elections Démocratiques

Partout en France se sont tenues ce week-end des élections.
"Ah bon?" me direz-vous, "je n'en ai pas entendu parler..."
Dans les médias c'est certain, mais ici par exemple, vous auriez pu en entendre parler.

Il s'agissait de l'élection des "délégués", 57 personnes, baha'ies, élues dans des circonscriptions électorales, qui vont, fin avril, élire la prochaine Assemblée spirituelle nationale des baha'is de France.

Chaque délégué est élu par environ 35 électeurs (ce qui doit plus ou moins être le prorata pour la délimitation des circonscriptions électorales, sachant que certaines, comptant donc autour de 70 électeurs, élisent deux délégués.

Ce fut le cas de ma circonscription que l'on pourrait qualifier de Paris-Sud, circonscription dans laquelle j'ai eu l'honneur d'être élu.

Ce n'est pas tant l'élection qui est notable, mais la manière dont elle se passe. Comme dis, la circonscription comptait environ 70 personnes et le nombre de voix que j'ai recueilli est ridiculement petit comparé au nombre d'électeurs sur les listes, et même comparé au nombre d'électeurs ayant voté, dans les deux cas, loin, très loin, d'une quelconque majorité.

C'est là une spécificité des élections baha'ies, et cela vaut pour toutes les élections, locales comme celle là, mais aussi pour les élections nationales et internationales.

Sans candidats, sans aucune campagne, sont élus, ceux que la prière et la méditation ont appelé le plus grand nombre d'électeurs à soutenir.

Mais alors, comment un tel système peut-il être démocratique? Comment est-il possible de connaître tout le monde?

L'ensemble du message baha'i, et les activités actuelles de la communauté baha'ie, sont tournées vers la reconstitution du tissu social de proximité, et donc vers le fait de connaître ses voisins, ses proches.

Par ailleurs, le système baha'i n'est pas à proprement parler démocratique. Il s'agit, selon les écrits de Shoghi Effendi, le Gardien de la foi baha'ie, d'un système s'inspirant à la fois de la démocratie, de l'autocratie, de la royauté et de la théocratie, en en rejetant les côtés nocifs, et sans en faire une simple synthèse.

Tout ces systèmes ont montré leurs limites dans l'histoire, le système proposé est différent.

Ce qui est démocratique dans les élections est le caractère libre, secret, mais ce tableau serait incomplet en ignorant l'aspect spirituel de l'élection, le fait que le choix des personnes pour lesquelles l'on vote doit se faire dans un état de prière et de méditation.

Par certains aspects le système proposé est théocratique, du fait du rôle de la religion. Mais les écrits baha'is sont formels, et promeuvent un système de gouvernement séculaire même si la religion doit jouer un rôle dans la société (ce sujet fera l'objet de billets ultérieurs...).

Certains aspects ressemblent à de l'autocratie, ou à de la royauté héréditaire si l'on en juge par le rôle de la descendance de Baha'u'llah dans l'histoire de la foi baha'ie jusqu'à Shoghi Effendi, et par le rang accordé aux Souverains dans les écrits baha'is. Et pourtant, il ne s'agit certainement pas d'une monarchie.

Mais pour en revenir aux élections.

Toujours selon Shoghi Effendi les électeurs doivent prendre en compte notamment "leur capacité réelle et à leurs réalisations actuelles et seuls ceux qui sont les plus qualifiés, qu'ils soient hommes ou femmes, et sans qu'il soit tenu compte de leur situation sociale, devraient être élus". Ils doivent "élire des âmes fidèles, sincères, expérimentées, capables et compétentes".

Voilà qui est effrayant, car je doute que je remplisse ne serait ce que le début du commencement d'un seul de ces critères, en tout cas au regard du haut standard posé.

Mais les baha'is ne sont pas des gens qui atteignent le haut niveau d'exigence posé. Ils ne font que s'efforcer de l'atteindre en permanence, sachant que cela n'est de toute manière pas possible dans ce monde.

C'est donc consciencieusement, que je vais m'efforcer de remplir au mieux ce rôle important et participer à l'élection de la prochaine Assemblée spirituelle nationale qui, à son tour, au printemps prochain, se rendra à Haifa (Israel), pour élire la prochaine Maison universelle de justice (Organe international des baha'is, qui pour sa part est élue tous les cinq ans).

lundi 29 janvier 2007

Quelques réflexions autour de la peine de mort

Certains se sont réjouis, d'autres ont "pris note", d'autres encore ont regretté l'exécution de Saddam Hussein.

Maintenant que la polémique commence à retomber, lentement des éléments d'information intéressants remontent sur la réalité des tractations politiques, les questionnements américains.

Mais que reste-t'il de tout cela?

Probablement un certain malaise. Les adversaires de la peine de mort se disent que si quelqu'un la méritait, c'était bien lui, mais néanmoins par principe ils condamnent l'exécution. En tout état de cause, il se trouve des partisans et des opposants pour regretter que l'exécution ait pris cette forme déplorable, et surtout que Saddam Hussein ne puisse pas répondre de tous les autres actes qui lui sont encore imputés.

Voilà qui contribue à aggraver le discrédit porté sur la justice à laquelle il a eu droit. Chacun être humain, quoi qu'il ait fait, a droit à une justice digne de ce nom.

Cela étant dit, s'agissant maintenant de la peine de mort dans l'absolu. Suis-je pour? Contre? Pour dans des circonstances aussi particulières? Contre par principe?

Aujourd'hui je suis contre!

Mais alors, me dirons certainement quelques esprits chagrins, assurément bien intentionnés, comment peux-tu être baha'i et contre la peine de mort lorsque dans le Kitab-i-Aqdas, le Livre le Plus Saint, ouvrage fondamental pour les baha'is, il est écrit au verset 62 (trouvable ici) :
"Si quelqu'un détruit intentionnellement une maison par le feu, vous le brûlerez aussi; si quelqu'un ôte délibérément la vie à un autre, vous le mettrez à mort lui aussi. Attachez-vous de toute votre force et de tout votre pouvoir aux préceptes de Dieu, et abandonnez les voies de l'ignorant. Si vous condamnez l'incendiaire et le meurtrier à un emprisonnement à vie, ce sera permis suivant les clauses du Livre. Il a, en vérité, le pouvoir d'ordonner ce qui Lui plaît."

Certes, leur répondrai-je : vous avez raison, cela est bel et bien écrit. Permettez-moi néanmoins de m'en expliquer.

Tout d'abord, cette règle est destinée à s'appliquer à une époque dans laquelle la société humaine aura, de son propre choix, démocratiquement, décidé de se soumettre à une telle règle. Dans un tel contexte, la justice ne sera plus ce qu'elle est. De même, l'acceptation (toujours volontaire) par une société par définition croyante d'un tel message dans lequel un rôle très important est accordé à la crainte de Dieu change radicalement ce même contexte.

A cela s'ajoute, toujours à placer dans son contexte (sur l'importance duquel j'ai déjà écris en d'autres lieux), que les écrits baha'is (et notamment la note 87 annexée au Kitab-i-Aqdas - toujours trouvable ici) dis en substance que si un innocent venait à être tué, il serait assurément récompensé dans l'autre monde. Il va s'en dire qu'un tel argument n'est pas très porteur de nos jours.

Enfin, et il est important de le noter, le verset lui-même fait référence à la possibilité de commuer une peine capitale en prison à vie. La note 87 annexée au Kitab-i-Aqdas - toujours trouvable ici apporte encore quelques précisions :

"Shoghi Effendi, en réponse à une question posée sur ce verset de l'Aqdas, affirma que bien que la peine capitale soit autorisée, une alternative "l'emprisonnement à vie" a été prévue, "par laquelle les rigueurs d'une telle condamnation peuvent être sérieusement atténuées". Il déclare que "Bahá'u'lláh nous a donné un choix et, de ce fait, nous a laissés libres d'utiliser notre propre sagesse dans certaines limites imposées par sa loi". En l'absence de guidance spécifique quant à l'application de cet aspect de la loi bahá'íe, il appartient à la Maison Universelle de Justice de légiférer sur le sujet dans l'avenir."
Chacun est libre d'avoir sa lecture et sa compréhension de cela. Personnellement j'aime assez à lire ces textes en combinaison avec le verset 73 du Kitab-i-Aqdas :

"Que nul ne se dispute avec un autre et qu'aucune âme n'en mette une autre à mort; voilà en vérité ce qui vous fut interdit dans un Livre caché dans le tabernacle de gloire. Quoi ! Tueriez-vous celui que Dieu anima et que, d'un souffle, il dota de l'esprit ? Grave serait alors votre offense devant son trône !"

En résumé : dans le contexte de notre société actuelle, je suis, à titre personnel, résolument contre la peine de mort.

Pour le reste : qui vivra verra!

dimanche 28 janvier 2007

Bobby

Film touchant, et marquant en ce qu'il se se passe pas sans cesse quelque chose.

C'est l'histoire de quelques destins parallèles, unis par un lieu, l'hôtel servant de QG de campagne californien à Bobby Kennedy.

Réflexions sur la vie, sur les problèmes sociaux de la société américaine, les parallèles avec le monde d'aujourd'hui sont frappant.

Témoignage, même réquisitoire pour l'amitié entre les peuples, pour l'amour, la fidélité, contre la violence, un beau film, avec une bande son très réussie, et un montage alternant images d'archives et film impressionant.

Le casting de rêve, évidemment, ne fait qu'ajouter à tout ces compliments...

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vendredi 26 janvier 2007

Où est le bonheur?

The Economist titrait récemment (fin décembre 2006) : "Happiness and how to measure it". Le sous-titre de l'éditorial consacré à ce sujet disait en substance : Le capitalisme nous rend riches et libres, ne lui demandons pas de nous rendre heureux.

Quel point de vue peut avoir un croyant, et un baha'i (notez que je ne parle pas de "point de vue baha'i") sur la relation entre le capitalisme, le travail et le bonheur?

Pour un croyant, un aspect, et non des moindres du bonheur, est de plaire au Créateur, et de s'épanouir dans sa vie. Cela peut se résumer par le deuxième extrait des Extraits des Ecrits de Baha'u'llah (que l'on peut aussi trouver ici).

"Le commencement de toutes choses est la connaissance de Dieu, et la fin de toutes choses est la stricte observance de tout ce qui a été envoyé de l'empyrée de la volonté divine qui pénètre tout ce qui est dans le ciel et tout ce qui est sur la terre."
Alors qu'est ce qui nous est demander de strictement observer?

"Tous les hommes ont été créés pour travailler à l'établissement et à l'amélioration croissante de la civilisation." (Extrait 109 § 4 des Extraits des Ecrits de Baha'u'llah)

"Il convient, en ce jour, à tout homme de, s'attacher fermement au Nom suprême et de travailler à établir l'unité de la race humaine." (Extrait 100 § 18 des Extraits des Ecrits de Baha'u'llah)
Voilà donc un lourd travail, mais qui ne peut permettre aujourd'hui de vivre, ou seulement dans les cas les plus rares. Qu'à cela ne tienne, il y a la solution dans le verset 33 du Kitab-i-Aqdas.

"Il incombe à chacun de vous de se livrer à une occupation telle que l'artisanat, le commerce ou toute autre activité. Nous avons élevé votre engagement dans un tel travail au rang de l'adoration du seul vrai Dieu."

Le travail est donc une prière, et contribue à cet objectif de plaire au Créateur. Tout de suite, la motivation pour travailler et atteindre l'excellence même dans son travail est différente!

Mais l'avancement de l'humanité dans tout cela? Voilà qui pourrait faire l'objet de longues réflexions. Tous les métiers sont-ils aussi utiles à l'humanité? Difficile question...à laquelle je vais encore un peu réfléchir.

A titre d'introduction ("food for thought") : il faut de tout (ou presque) pour faire un monde!

Il est très certainement souvent possible d'exercer sa profession en harmonie avec les différents principes baha'is, ou en tout cas de réfléchir à comment le faire, comme cela se fait par exemple au sein du European Baha'i Business Forum.